18 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

SOUVENT EN MOI UNE SENTINELLE SE RÉVEILLE

Souvent en moi une sentinelle se réveille avant l’aube. Alors, un calice s’entrouvre.

J’entends ma voix comme un sang qu’on infuse et qui chante en traits denses sur les veines du marbre.

Comme semence sur obsidienne, je trace à pleines mains le contre-point du mourir quand l’horreur se pavane.

Blanc minéral.

J’écoute.

Des voix murmurent entre les sédiments.

La terre nourricière est linceul de l’ombre. Une ombre sur un corps.

Si je meurs, et je mourrai cela est certitude, ce sera sans prudence aucune.

Bataillon d’interprètes pour les vagues arrogantes qui sont peintes sur les rires d’un étouffant silence.

Dans les replis des formes, j’instille la latence de l’indice aux multiples harmonies.

Sur le grain du métal, sur la paumes des feuilles, sur un chiffre éphémère, je grave.

Au bleuet d’un pardon campe un amant fougère qui cache ma déraison ; en dessous de l’écorce, je grave.

Dans ce théâtre d’ombres un monstre nous attend. Ensemble nous le vaincrons et nous verrons s’élever sous la voûte étoilée un océan de signes que nous saurons traduire en mystérieux diagrammes.

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